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Supply chain africaine 2026 : de la survie à la stratégie



Un continent en pleine recomposition

Les investissements dans les infrastructures de transport et de logistique s’accélèrent. Plusieurs pays ont enregistré des hausses de trafic portuaire supérieures à 20 % entre 2024 et 2025. Les grands groupes mondiaux confirment leur stratégie africaine : CMA CGM a signé un accord de 700 millions d’euros au Kenya, DP World finalise le port de Ndayane au Sénégal pour 530 millions de dollars, et de nouveaux terminaux émergent au Maroc (Nador West Med), au Congo (Pointe-Noire) et au Cameroun (Kribi). En parallèle, l’Afrique du Sud a consacré 402 milliards de rands à l’amélioration de son réseau de transport.


L’IA, levier de transformation

L’intelligence artificielle cesse d’être une expérimentation pour devenir une infrastructure centrale. Elle permet des prévisions, une détection de la demande et une modélisation de scénarios jusqu’alors inaccessibles, contribuant à surmonter des défis historiques : données peu fiables, demande volatile, capacités contraintes. L’Afrique dispose d’une opportunité unique de faire un bond technologique pour transformer ses chaînes d’approvisionnement et accélérer son développement économique.


La digitalisation comme accélérateur

La coordination numérique des échanges industriels se développe à travers le continent, transformant la manière dont les fabricants s’approvisionnent en matières premières, en produits chimiques et en intrants agroalimentaires. La visibilité opérationnelle devient un enjeu central : les systèmes permettant de suivre les achats, le fret et les livraisons en temps réel sont de plus en plus demandés. Les gouvernements digitalisent les systèmes douaniers, modernisent les ports et harmonisent les normes.


Une croissance économique qui soutient la dynamique

Le PIB réel de l’Afrique est passé de 3,4 % en 2024 à 4,5 % en 2025. Le commerce de marchandises a progressé de 6,1 % pour atteindre environ 1 500 milliards de dollars, tandis que le commerce intra-africain a crû de 5,5 % à 213,8 milliards de dollars, reflétant une intégration régionale renforcée. La ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) et la demande croissante de diversification des chaînes offrent à l’Afrique un avantage stratégique.


Quel rôle pour les systèmes d’information ?

Pour les directions supply chain, cette transition exige des systèmes capables de synthétiser en temps réel des données multiples (météo, ports, énergie, signaux du marché) pour éclairer les décisions. ESSOR Industry, en intégrant l’ensemble des données opérationnelles, offre la visibilité transverse et l’agilité nécessaires pour piloter cette transformation – et faire de la chaîne d’approvisionnement un avantage concurrentiel, non plus une source de vulnérabilité.


Sources :

- SAPICS – What 2026 Holds For African Supply Chains And The Managers Who Shape Them (janvier 2026)

- UNCTAD – Strategic trade, strategic partnerships: Japan and UN Trade and Development in Southern Africa (février 2026)

- Financial Afrik – Mohamed Diop : « La compétitivité logistique de l’Afrique passera par des corridors plus fluides, plus digitaux et plus intégrés » (juin 2026)

- Brookings – The future of Africa’s transport sector (mai 2026)

- Businessday NG – African manufacturers shift to digital supply chain infrastructure (mai 2026)

- Afreximbank – Africa urged to seize global trade upheaval to drive industrialisation (juin 2026)

- CARISCA – Africa Must Leapfrog into the AI Era to Transform Supply Chains (juillet 2026)

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